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01/03/2009

Václav Havel

 

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Écrivain, dramaturge, philosophe et homme politique tchèque, dissident et président de la République tchèque de 1990 à 2003.

Václav Havel (né en 1936) est originaire de Prague. Cet auteur dramatique professionnel contribua en 1977 à fonder la Charte 77, une organisation de défense des droits de l'homme en Tchécoslovaquie. Cela lui valut d'être harcelé par la police et de passer près de quatre années en prison, de 1979 à 1983. Lorsque d'immenses manifestations antigouvernementales éclatèrent à Prague en novembre 1989, Václav Havel devint une personnalité de premier plan au sein du «Forum civique», nouvelle coalition formée par les groupes d'opposition non communistes qui réclamaient des réformes démocratiques. Un mois plus tard, après le renversement du régime communiste, Václav Havel était élu président par intérim de son pays; il fut réélu à la présidence en juillet 1990.

 

 

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Václav Havel et Frank Zappa

 

extraits

 

Cette « non-couleur » absolue qu’on obtient après avoir mélangé toutes les couleurs ensemble, la terrifiante « opinion multilatérale » qui compte avec tout et sur tout, s’accommodant de tout et se distanciant de tout, et qui finit logiquement par ne plus rien dire. On assiste à la naissance d’une opinion si délimitée de tous les côtés, si bien définie et formulée de part en part, qu’il n’y a plus trace d’opinion. Voici qu’apparaît une sorte de masse impuissante, indéterminée et amorphe, non seulement incapable de prendre une forme rationnelle, mais aussi absolument inintéressante, ennuyeuse et morne. C’est quelque chose de si nébuleux, de vague et de perméable que cela ne ressemble même plus au gaz, qui au moins a une odeur, mais plutôt à quelque chose qui n’a pas d’existence, c’est-à-dire à un « rien ». Et si ce « rien », ce « néant », nous est donné pour la mesure des choses, des opinions, des valeurs, de la création, du travail et de tout le reste, alors le sort qui attend ces opinions, valeurs, créations et travaux est évident.

 

 

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Je travaille dans un théâtre et je connais des dizaines de personnes qui ont à y prendre des décisions ; bien que ces gens aient les meilleures intentions, ils ne font que lui nuire – et mieux intentionnés ils sont, plus ils nuisent au théâtre – justement parce qu’en souhaitant que la créations théâtrale s’arrange de tout, s’adapte à tous les désirs et à toutes les exigences, ils la conduisent inévitablement au point où celle-ci ne peut plus s’accommoder de rien. L’on ne peut probablement pas être en tout absolument vrai et en même temps, exprimer une pensée claire et tout à fait compréhensible, être à la fois « ardemment téméraire » et « idéologiquement juste », innover sur le plan formel et en même temps éviter le danger de l’expérimentation stérile.....

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Ce qu’il y a de pire en ce qui concerne la métaphysique dialectique, c’est son incommunicabilité ; d’ailleurs typiquement métaphysique : son inaptitude absolue à distinguer la qualité (car le monde entier n’est à ses yeux qu’une matière informe qu’elle doit d’abord travailler, élaborer à l’aide de sa machinerie) conduit à une totale incapacité d’écouter et d’entendre ; c’est-à-dire à écouter une opinion sans parti pris ni point de vue a priori, et encore moins à s’intéresser à son contenu concret.

 

Rien à faire : tout point de vue de valeur – c’est déjà dans l’essence d’un « point de vue » de résulter d’une « manière de voir » - doit être partial pour pouvoir communiquer vraiment quelque chose. Une « opinion multilatérale » est un non-sens. C’es exactement comme une « lutte pour tout » : une lutte pour tout est forcément une lutte contre tout et ne peut se terminer tôt ou tard que par un massacre général, de sorte qu’à la fin il ne reste plus que le « rien », que nous avons déjà identifié une fois au fond de cette « multilatéralité ». C’est justement la dialectique qui nous donne la confirmation que « tout » et « rien » sont très proches l’un de l’autre. Il est vrai, donc, qu’un peu moins de « tout » signifie un peu plus de « quelque chose ».

Sur la métaphysique dialectiqueVáclav Havel 1966, Editions de l’aube

 

 

extraits

 

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Le philosophe

 

                                                                                                          

 

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1959

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1962

1963

1964

 

Mon autobiographie

 

 

AnticodesVáclav Havel 1967, Editions de l’aube

 

 

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16:04 Publié dans Vaclav Havel | Lien permanent