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13/03/2013

Elie Faure

 

Rien que l’espace où les choses tremblent, se combinent et se dissocient, un monde de reflets que modifient, intervertissent, suppriment, multiplient les heures du jour et les saisons, une opale mouvante où les irisations de la lumière, à travers la poussière d’eau, interdisent de définir les couleurs et les lignes, font apparaître les formes mêmes comme des objets transitoires qui sortent sans arrêt de la matière en mouvement pour y rentrer et s’y refondre avant d’en ressortir.

Elie Faure

 

 

 

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Paris © Christine Bauer

 


30/09/2012

ÉLIE FAURE

 

 Histoire de l’Art. L’esprit des formes. L’Art antique (1909 à 1927)



L’art, qui exprime la vie, est mystérieux comme elle. Il échappe, comme elle, à toute formule. Mais le besoin de le définir nous poursuit, parce qu’il se mêle à toutes les heures de notre existence habituelle pour en magnifier les aspects par ses formes les plus élevées ou les déshonorer par ses formes les plus déchues. Quelle que soit notre répugnance à faire l’effort d’écouter et de regarder, il nous est impossible de ne pas entendre et de ne pas voir, il nous est impossible de renoncer tout à fait à nous faire une opinion quelconque sur le monde des apparences dont l’art a précisément la mission de nous révéler le sens.

 


Une édition électronique réalisée à partir du texte d’Élie Faure, Histoire de l’Art. L’esprit des formes. L’Art antique, Paris : Éditions Denoël. Collection Folio/Essais, 1992.

 

 

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Dans une lettre de 1934, Louis-Ferdinand Céline s’adressant à l’historien d’art écrit:

"Je me suis servi énormément de votre œuvre. J’ai pillé, appris, épelé dans votre texte. Je le fais encore, je le ferai toujours – vous êtes un de mes rares maîtres – et sans doute le plus direct (...)