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23/03/2013

Petites réflexions sur le voir en quinze tableaux

de Bruno Le Bail




Deuxième tableau

Balthazar Castiglione de Raphaël  (1514-1515)



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Huile sur toile, 82 cm x 67 cm, musée du Louvre, Paris


Le minimaliste

Dans ce portrait tout est posé, pensé, composé. Un véritable diamant aux multiples facettes, une certaine sprezzatura, contrairement à la Joconde où l'effet sfumato est omniprésent. Ici nous sommes dans le plan, le dit, l'aplat. La géométrie est à la surface.

Raphaël, par ce procédé, affirme l'espace, lui donne parfois une signification quasi abstraite. C'est le cas avec les mains de Balthazar Castiglione. Elles sont d'une telle simplicité qu'elles deviennent absentes en tant que main et très présentes en tant que surface en soi. Surface opposée à celle du visage non pas par la chromatique,  mais par sa représentation. Le visage est traité d'une toute autre manière: le modelé prend toute sa dimension passant de la lumière au niveau du front puis, finissant vers l'ombre de la barbe. L'œil droit est dans un autre espace que l'œil gauche. Le premier est frontal alors que le second est en profondeur. C’est génial que Raphaël puisse avoir ces oppositions de traitements dans un même tableau et que l'ensemble soit à ce point cohérent. C'est l'un des plus beaux portraits que j’ai jamais vu. Ce sont les aplats sombres qui apportent cette profondeur à la surface. Oui la surface, ici, peut avoir de la profondeur. Les termes semblent contradictoires. Raphaël a réussi ce tour de force avec une économie de moyen hors du commun. La lumière qui émane du fond vient curieusement mordre le profil droit de la silhouette. Ce qui a pour effet de ramener celui-ci au premier plan et de créer un enfoncement partiel. L'ossature primaire de la composition prend toute sa puissance pour arriver à une déviation du plan. Cette déviation dichromatique, d'un point de vu optique, est prodigieuse et va faire école, bien plus tard, chez Matisse et chez Mondrian. Le fond s'oppose au corps, le buste plus précisément, véritable tornade digne d'un chou dans son développement qui prend naissance avec le jabot blanc, crée un effet de contraste maximum avec l'habit sombre et se termine dans les méandres du fond obscur, dans la partie inférieure droite, à cet endroit précis où se forme l'ombre portée du modèle. Balthazar est dépecé par un maître dans le maniement du scalpel. Un maître du portrait minimaliste.

 

Tous droits réservés

22/03/2013

Christine Bauer - Peinture

 

 

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Atelier Moulin 2, huile et collage sur toile, 120 x 190 cm

 

 

 

atelier moulin,christine bauer,regard au pluriel

Atelier Moulin 1, huile et collage sur toile, 120 x 190 cm

Collection privée Frankfurt, Allemagne

 

 

http://christinebauer.canalblog.com/ 

 

 

Tous droits réservés

17:17 Publié dans Christine BAUER, Peinture | Lien permanent

Robert Capa by Myron Davis

 

 

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Robert Capa © 1943 by Myron Davis 


Si vous avez lu la biographie de Robert Capa, vous avez vu la photo de Bob lisant dans une baignoire. Bob est venu à Washington pendant la Deuxième Guerre mondiale pour obtenir son titre de correspondant, et il m'a demandé s'il pouvait rester dans mon appartement là-bas. Je lui ai répondu : « Bien sûr, Bob ». Le matin, cependant, il se rendait dans la salle de bain avant moi et il y restait dans la baignoire une heure ou deux à lire ses livres. Pour devenir le grand photographe de guerre qu'il était, il s'était transformé pendant la guerre civile espagnole. Il s'était fabriqué un nom. Son vrai nom était Endre Friedmann. Je pense qu'il avait besoin de ce moment tous les matins dans le bain chaud pour se convertir de Friedmann en Capa. 
Je tapais sur cette porte. Je disais : « Je dois rentrer maintenant ». Il ne venait pas ouvrir le verrou. Un matin, il a oublié de le tirer. Il ne voulait toujours pas sortir, alors j'ai attrapé mon Rolleiflex avec un flash et j'ai commencé à prendre des photos. Je pense que j'ai pris deux images, l'une d'elle que j'ai envoyée à son frère Cornell Capa après la mort de Bob avec ma lettre de condoléances. Cornell l'a utilisée dans Robert Capa, a Biography de Richard Whelan, mais la raison pour laquelle cette photographie existe, c'est que c'était le seul moyen que j'avais pour faire sortir Bob du bain.

(Interview du 28 octobre1993. Extrait de : John Loengard, LIFE Photographers: What They Saw, Boston, A Bullfinch Press Book, 1998)

http://lejournaldelaphotographie.com/archives/by_date/201...

 

17:09 Publié dans Photographe, Robert Capa | Lien permanent

Mathias Klotz

 

 

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Tous droits réservés

 

http://www.mathiasklotz.com/

 

 

16:50 Publié dans Architecte, Mathias Klotz | Lien permanent

Débat

 

Un artiste contemporain se constitue prisonnier pour escroquerie 


Le monde de l’art pourrait bien traverser l’une de ses pires crises. En effet, une des sommités du milieu de l’art contemporain vient de jeter un pavé dans la mare en se constituant prisonnier pour escroquerie. L’individu aurait trompé durant plus d’une décennie le public et les professionnels du secteur en vendant des créations artistiques qui en fait n’en étaient pas. Un coup de tonnerre dans le milieu de l’art contemporain qui pourrait bien faire des vagues dans le monde entier. Récit.


Lire la suite sur: http://www.legorafi.fr/2013/03/12/un-artiste-contemporain-se-constitue-prisonnier-pour-escroquerie/


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Illustration: iStock


16:40 Publié dans Débat | Lien permanent

21/03/2013

Rainer Maria Rilke

Être artiste, c'est ne pas compter, c'est croître comme l' arbre qui ne presse pas sa sève, qui résiste, confiant, aux grands vents du printemps, sans craindre que l'été puisse ne pas venir. L'été vient. Mais il ne vient que pour ceux qui savent attendre, aussi tranquilles et ouverts que s'ils avaient l'éternité devant eux.

Rainer Maria Rilke ( Lettres à un jeune poète , trad. Bernard Grasset et Rainer Biemel, p.35, Grasset/Les Cahiers Rouges, 1937)



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Gianni Berengo Gardin Asciano, Siena 1961

20/03/2013

Domenico Ghirlandaio

 

 

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Domenico Ghirlandaio, Ritratto di Giovanna Tornabuoni (part.), 1488 

 

Olivier Voisin

 

 

Extrait de la dernière Lettre d'Olivier Voisin

Ce soir, ça fera trois jours que suis arrivé. Et comme à chaque fois, j'oublie comme un idiot d'emporter un livre avec moi du coup, je n’ai pas grand chose à faire le soir. Développer les photos prenant à peu prêt deux heures en moyenne et comme il n'y pas Internet et que la conversation reste limitée, je me retrouve comme un couillon.


Texte complet:

http://lejournaldelaphotographie.com/archives/by_date/201...


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Photo: Olivier Voisin © Edouard Elias



http://oliviervoisin.fr/


16:14 Publié dans Olivier Voisin, Photographe | Lien permanent

19/03/2013

Bernard Stiegler: Comment combattre la bêtise

 

 

 

 

18/03/2013

Barry Flanagan (1941 - 2009)

Barry Flanagan (1941 - 2009) Pilgrim, 1981, Linocut on paper.jpg

Linocut on paper


plus sur

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15:14 Publié dans Barry Flanagan | Lien permanent