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18/03/2012

Patti Smith - August Sander

 

 

 

 

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Patti Smith

American singer, poet & visual artist

(Née à Chicago en 1946)




Dans les Carnets d'Eucharis


http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/archive/2012/03/11/patti-smith.html





SHE LAY IN THE STREAM DREAMING OF AUGUST SANDER*



You, I write beloved black ace Ophelia

extravagantly pierced dread pale moon.

Negatives inflame your immutable eye,

hands face feather soaked in love.

 

Cast your pearls pen the pink fat night.

Comb ashes from the garden asylum,

the white cliff of ambition shedding.

Shoot baby shoot, powers can alter.

 

Her human cathedral hung with tassels

of hair threaded with golden string.

And the sang as she slid dangerously alive

through long arms of trailing algae.

 

I have collected children. I have felt

the museum fled that mountain–viewed

with suspicion memories snowing.

 

the white cliff of ambition

 

in those soft trine

 

She unfastened the strings and fruit erupted.

The flayed mule became one with her,

they lay uncorrupted in the deep grass

 

pecked palm to palm by ebullient fowl.

 

You are my summer knight she whispered.

 

The spokes of the wheel bear witness.

A barren heart is a heart that does not choose.

Beloved, come down fluid like naked convinced

a heart has stopped floating orchid child.

 

Horns of angel turned in virulent dust,

 

being to feel found shelter in fire.

The first roar dry and blood brown

crisscrossing the Kingdom of a wrist.

 

 

 

 

 

 

-------------------------    (P.60)

 

 

 

 

 

 

 

ALLONGEE DANS LE COURANT, ELLE REVAIT A AUGUST SANDER*



Toi à qui j’écris, figure d’as noir mon amour Ophélie

ma terrible lune pâle percée de trous extravagants.

Les négatifs enflamment ton œil immuable,

mains, visages, plumes baignées d’un bain d’amour.

 

Jette tes perles dessine l’épaisse nuit rose.

Peigne les cendres à l’asile du jardin,

effeuille la falaise blanche de l’ambition.

Tire, mon amour, tire, les puissances parfois varient.

 

Sa cathédrale humaine était ornée de festons

de cheveux passementés de fils d’or.

Vivante elle chantait quoique glissant périlleusement

entre les bras des longues algues traînantes.

 

J’ai rassemblé les enfants. J’ai senti

que le musée avait fui la montagne – j’ai vu

avec méfiance les souvenirs qui neigeaient.

 

les falaises blanches de l’ambition

 

en cette tendre trinité

 

Elle dénoua les fils et les fruits explosèrent.

La mule écorchée ne fit plus qu’une avec elle,

toutes deux gisant dans la haute herbe incorruptible

où des volatiles leur picoraient fiévreusement les paumes                                                                       [une à une.

 

Tu es mon chevalier d’été, murmura-t-elle.

 

Les rayons de la roue en témoignent.

Un cœur stérile est un cœur qui ne choisit pas.

Ma chérie, laisse-toi glisser fluide et nue convaincue

qu’un cœur a cessé de flotter mon enfant orchidée.

 

Les trompettes d’anges se changèrent en poussière                                                                                             [virulente,

l’être sensible trouva refuge dans les flammes.

Premier claquement sec, du sang marron

quadrilla le royaume d’un poignet.

 

 

 

 

 

 

-------------------------    (P.60)

 

* August Sander (1876-1964), photographe allemand spécialiste du monde rural autour de Cologne.



http://regardaupluriel.hautetfort.com/august-sander/

 
 




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