21.01.2012
Daniel Arasse
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Tintoretto 1518 - 1594

Autoportrait, 1587. Huile sur toile, 61 x 51. Paris, musée du Louvre.
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20.01.2012
Cycle de conférences
Cycle de conférences
organisé à l’Atelier Pictura de novembre 2011 à juin 2012 sous la direction de Bruno Le Bail
Deuxième conférence
Tintoret
Saint Georges et le Dragon
Dimanche, 29 janvier 2012 à 11 heures
Route d'Artignosc, 04500 St. Laurent du Verdon

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24.12.2011
Bonnes Fêtes !

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06.12.2011
Vittorio Gassman - Cesare Pavese
Verra' La Morte e Avra' i Tuoi Occhi
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Cristina Campo

"À quoi se réduit désormais l’examen de la condition de l’homme, si ce n’est à l’énumération, stoïque ou terrifiée, de ses pertes ? Du silence à l’oxygène, du temps à l’équilibre mental, de l’eau à la pudeur, de la culture au règne des cieux. En vérité, il n’est pas grand-chose qui se puisse opposer aux inventaires de l’horreur. Le tableau semble tout entier celui d’une civilisation de la perte, à moins d’oser l’appeler encore civilisation de la survie, car même dans cet âge d’après le déluge, même dans ce règne de l’indigence démesurée, on ne saurait exclure un miracle : la persistance d’un insulaire de l’esprit, capable de dresser la carte des continents engloutis."
Cristina Campo, extrait, Les Impardonnables
Cristina Campo, mystique absolue,
ou la recherche de la sprezzatura
Réginald GAILLARD
L’on ne connaissait de Christina Campo – pseudonyme, parmi d’autres, de Vittoria Guerrini – que Les Impardonnables (Arpenteur 1992) et un recueil de poèmes, Le Tigre absence (Arfuyen, 1996). Trois livres complètent aujourd’hui le visage de celle qui fut baptisée la « Simone Weil italienne » : une correspondance suivie pendant 25 ans avec Margherita Pieracci Harwell (Mita), un recueil de textes divers (préfaces, études littéraires et artistiques ainsi qu’un bref entretien), enfin une biographie, Belinda et le monstre, vie secrète de Cristina Campo. Ce titre renvoie à la version italienne du conte La Belle et la Bête, qu’évoque Cristina Campo dans le récit La noix d’or – récit autobiographique qui ouvre le recueil du même nom. Dans ce texte teinté d’une douce nostalgie, elle revient sur son enfance, sur les illustrations des livres de contes que lui rappellent les photos de sa grand-mère, figure de la mince et pâle Belinda. Préfiguration peut-être d’elle-même, Cristina, autre Belinda blême et fragile.
suite
La tigre assenza
pro patre et matre
Ahi che la Tigre,
la Tigre Assenza,
o amati,
ha tutto divorato
di questo volto rivolto
a voi! La bocca sola
pura
prega ancora
voi: di pregare ancora
perché la Tigre,
la Tigre Assenza,
o amati,
non divori la bocca
e la preghiera…
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18.11.2011
Nous sommes tous en danger
Pier Paolo Pasolini

L’Ultima intervista di Pasolini
Nous sommes tous en danger
Cet entretien s’est déroulé samedi 1er novembre [1975], entre quatre et six heures de l’après-midi, quelques heures à peine avant l’assassinat de Pasolini.
Nous y voilà, décris-nous la “situation”. Tu sais très bien que tes interventions et ton langage ont un peu l’effet du soleil qui traverse la poussière. L’image est belle mais elle ne permet pas de voir (ou de comprendre) grand-chose.
"Merci pour l’image du soleil, mais mon ambition est bien moindre. Je voudrais que tu regardes autour de toi et que tu prennes conscience de la tragédie. En quoi consiste la tragédie? La tragédie est qu’il n’y a plus d’êtres humains, mais d’étranges machines qui se cognent les unes contre les autres. Et nous, les intellectuels, nous consultons l’horaire des trains de l’année passée, ou d’il y a dix ans, puis nous disons : comme c’est étrange, mais ces deux trains ne passent pas là, et comment se fait-il qu’ils se soient fracassés de cette manière ?"
extrait

Réalisé par Furio Colombo, l’ultime entretien de Pier Paolo Pasolini a été publié pour la première fois dans le supplément “Tuttolibri” du quotidien La Stampa, le 8 novembre 1975. Il a reparu sous le titre “Siamo tutti in pericolo” [Nous sommes tous en danger] dans l’ouvrage intitulé L’Ultima intervista di Pasolini de Furio Colombo et de Gian Carlo Ferretti, publié aux éditions Avagliano, Rome, 2005. © Avagliano Editore Srl, Roma, 2005. © Éditions Allia, Paris, 2010, pour la traduction française

Pasolini dans les Carnets d'Eucharis
http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/pier-paolo-pasolini/
Appendice : Le manque de demande de poésie
La mancanza di richiesta di poesia
« Poésie en forme de rose (1961-1964) »/Poesia di forma di rosa, in Pietro II

Pier Paolo Pasolini, Chia (VT) 1975, © foto Dino Pedriali by ADAGP/SIA E 2006
Extrait :
Comme un esclave malade, ou une bête
j’errais dans un monde que le sort m’avait assigné,
avec la lenteur qu’ont les monstres
de la boue – de la poussière – ou de la forêt –
rampant sur le ventre – ou sur des nageoires
sans usage pour la terre ferme – ou des ailes faites de membranes…
Il y avait autour des remblais, ou des cailloutis,
ou peut-être des gares abandonnées au fond de villes
de morts – avec les rues et les passages souterrains
de la pleine nuit, quand on entend seulement
des trains épouvantablement lointains,
et des clapotis de canalisations, dans le gel définitif,
dans l’ombre qui n’a pas de lendemain.
Ainsi, tandis que je me dressais comme un ver,
mou, répugnant dans sa naïveté,
quelque chose passa dans mon âme – comme
si dans un jour serein le soleil s’obscurcissait ;
à la douleur de la bête haletante
une autre douleur s’ajouta, plus dérisoire et plus sombre,
et le monde des rêves se fêla.
« Personne ne te demande plus de poésie ! »
Et : « Ton temps de poète est passé… »
« Les années cinquante sont finies dans le monde ! »
« Tu as connu ton automne avec les Cendres de Gramsci,
et tout ce qui fut la vie te fait mal
comme une blessure qui se rouvre et donne la mort ! »
***
Come uno schiavo malato, o una bestia,
vagavo per un monde che mi era assegnato in sorte,
con la lentezza che hanno i mostri
del fango – o della polvere – o della selva –
strisciando sulla pancia – o su pinne
vane per la terraferma – o ali fatte di membrane…
C’erano intorno argini, o massicciate,
o forse stazioni abbandonnate in fondo a città
di morti – con le strade e i sotto passaggi
della notte alta, quando si sentono soltanto
treni spaventosamente lontani,
e sciacquii di scoli, nel gelo definitivo,
nell’ ombra che non ha domani.
Cosi, mentre mi erigevo come un verme,
molle, ripugnante nella sua ingenuità,
qualcosa passo nella mia anima – come
se in un giorno sereno si rabbuiasse il sole ;
sopra il dolore della bestia affannata,
si colloco un altro dolore, piu meschino e buio,
e il mondo dei sogni si incrino.
« Nessuno ti richiede piu poesia ! »
E : « E passato il tuo tempo di poeta… ».
« Gli anni cinquanta sono finiti nel mondo ! »
« Tu con le Ceneri di Gramsci ingiallisci,
e tutto cio che fu vita di duole
come una ferita che si riapre e dà la morte ! »
Traduction Nathalie Castagné
22:56 Publié dans Pier Paolo Pasolini | Lien permanent | Envoyer cette note
17.11.2011
Cycle de conférences
organisé à l’Atelier Pictura de novembre 2011 à juin 2012 sous la direction de Bruno Le Bail
Première conférence
L’urinoir de Duchamp
Dimanche, 27 novembre 2011 à 11 heures
Route d'Artignosc, 04500 St. Laurent du Verdon

23:38 Publié dans Bruno Le Bail, Conférences, Duchamp | Lien permanent | Envoyer cette note
























